Après le K.O. de l’UMP : redonner confiance en la politique

La semaine dernière, avant que l’imbroglio, qui deviendra vite un chaos, ne commence à l’UMP, les premiers éléments de langage des pros-Copé, Rachida Dati et Luc Chatel en tête, clamaient à la victoire de la démocratie. Une grande nouveauté dans ce parti, qui n’a que 10 ans, que la démocratie. Aujourd’hui, il est plutôt clair que l’égo démesuré de certains, l’appât du gain, ou l’ivresse du pouvoir aura eu raison de la démocratie.

Où est la démocratie quand on se proclame vainqueur avant toute annonce officielle ?
Où est la démocratie quand le seul débat, dimanche soir, était de savoir qui avait le plus triché ?
Où est la démocratie quand, mardi, on refuse de prendre en compte des voix « oubliées » ?

Depuis une semaine, de rebondissements en annonces, de coups d’éclat en passages médias, les aléas « démocratiques » de l’UMP n’auront eu qu’une seule conséquence : entacher la démocratie.
Le Front National se frotte déjà les mains, et revendique 500 nouveaux adhérents à Paris en quelques jours, des anciens UMP déçus. Quel spectacle l’UMP donne-t-elle aux citoyens ? L’image que les politiques sont « tous pourris », qu’ils n’ont que faire des préoccupations des Français-e-s et ne se battent que pour les postes. Et ce sont ces mêmes personnes qui ont gouverné la France pendant 10 ans …

Loin de moi l’idée de me réjouir de la situation, je pense que c’est toute la politique qui se trouve entachée par cette semaine. Nous vivons une crise démocratique importante, avec une abstention qui monte d’élection en élection, un vote d’extrême droite qui s’étend. Nous devons être à la hauteur des enjeux et des responsabilités que les citoyens confient lorsqu’ils élisent.

Notre prochaine bataille devra donc être de réparer les dégâts, en redonnant confiance en la politique, en montrant que les élus agissent vraiment, que les politiques mises en places répondent aux attentes des Français, et que cela change leur quotidien…