Communication Politique

Professionnel de la communication j’ai créé un Tumblr sur lequel vous pourrez retrouver mes analyses et décryptages.

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  • Mon, 14 Mar 2016 16:37:06 +0000: Le gouvernement présente aujourd’hui sa nouvelle version du... - #ComPol par Hugo Baillet


    Le gouvernement présente aujourd’hui sa nouvelle version du projet de loi Travail porté par Myriam El Khomri … 

    L’erreur de com est vite arrivée … C’est le risque quand on utilise le mot “plus”. Dans un sens, en prononçant le “s”, on comprend la notion supplétive “il y aura + d’emplois, + de libertés, + de protections”. De l’autre, sans prononcer le “s” c’est le sens contraire qui ressort : la négation “il n’y a plus d’emplois …”.

    Alors forcément, le doute étant posé à l’écrit, dans un contexte de critique forte à l’égard du gouvernement, ce manque de prise en compte du détournement possible, risque de transformer cette communication gouvernementale en parodie ! 

  • Fri, 08 Jan 2016 18:00:55 +0000: "Pour optimiser les résultats aux élections, le marketing politique consiste à construire son offre..." - #ComPol par Hugo Baillet
    “Pour optimiser les résultats aux élections, le marketing politique consiste à construire son offre (programme et candidat), compte tenu de la demande (les électeurs), du jeu des autres (les candidats et partis) et des moyens dont on dispose dans un cadre idéologique choisi”

    - Philippe Villemus
  • Fri, 01 Jan 2016 19:00:14 +0000: Les mots du Président : décryptage des #VoeuxPR #ComPol  - #ComPol par Hugo Baillet


    Les mots du Président : décryptage des #VoeuxPR #ComPol 

  • Thu, 10 Sep 2015 11:00:31 +0000: #ComPol : Réfugiés, ce que devrait faire François Hollande - #ComPol par Hugo Baillet

    Il aura fallut - et c’est peut-être malheureux - une photo, sublime et tragique en même temps, d’un enfant de 3 ans, mort sur les plages de Turquie, pour que l’opinion publique européenne change.

    Le France n’y échappe pas, un sondage montre que désormais, 54% des Français souhaitent que le pays des Droits de l’Hommes prenne sa part dans l’accueil de ces réfugiés, qui fuient la guerre. 

    image

    Le moment est grave, ce n’est pas simplement une “crise migratoire”. Ces événements fond et doivent faire appel à la fraternité du peuple français, valeur fondamentale, inscrite aux frontons de nos écoles et de nos mairies.

    Pourtant, François Hollande est assez peu présent, contrairement à Angela Merkel. Certes le sujet a été évoqué en #ConfPR lundi matin, mais à l’attention des journalistes, pas des Français.

    En janvier, un mouvement s’était levé pour la Liberté. Aujourd’hui, un mouvement se lève pour la Fraternité. François Hollande devrait donc :

    1. Prendre la parole dans une adresse aux Français à 20h, diffusée depuis l’Elysée, dès ce soir, puisque les premiers réfugiés ont été accueillis.

    2. Se rendre dès le lendemain matin dans un centre de réfugiés pour voir comment se déroule cet accueil. 

    3. Accompagner des associations dans leur travail auprès des réfugiés déjà présents en France depuis plusieurs semaines. 

    Voila comment le Président peut montrer la gravité de la crise, dire aux Français que l’Etat, avec ses valeurs, attend d’eux une implication humaine et humaniste. Les exemples du passés ne manquent pas : Espagnols, Italiens, Arméniens, Boat-people … la France a, au cours du siècle dernier, su accueillir et ouvrir les bras. Le Président devrait raconter de nouveau l’histoire de notre pays, et s’inscrire dans la continuité, avoir un message qui donne du sens et qui emporte l’adhésion du peuple … 

  • Mon, 07 Sep 2015 10:17:25 +0000: Quand il n’y a pas d’arguments sur le fond, on attaque la forme... - #ComPol par Hugo Baillet


    Quand il n’y a pas d’arguments sur le fond, on attaque la forme … et le physique ! #ComPol 

  • Mon, 07 Sep 2015 08:35:21 +0000: #ComPol : Le choix du timing de la #ConfPR - #ComPol par Hugo Baillet

    Depuis l’annonce la semaine dernière de la 6e #ConfPR, les médias analysent le choix de la date et du timing.

    François Hollande nous avait habitué à des conférences de presse en fin d’après midi, débutant à 17h. Ce timing permettait ainsi aux journaux télévisés de 20h de préparer leurs sujets. Un timing utile aussi pour les chaines d’informations en continue qui pouvait décrypter toute la soirée, notamment dans leurs émissions politiques de 18h, 19h ou 20h. 

    Pour sa 5e conférence de presse - puisqu’il tient le timing promis d’une conférence tous les 6 mois, en dehors de la traditionnelle interview du 14 juillet - François Hollande avait alors surpris en avançant l’heure du rendez-vous à 11h. Certains disaient que l’audience n’étaient pas au rendez-vous et qu’il voulait alors cibler les journaux de 13h. Pourtant, à la surprise générale il annonçait partir juste après pour un sommet avec Angela Merkel sur la crise Ukrainienne. 

    Cette fois-ci aussi, le choix de la date, un lundi n’est pas anodin. Depuis 10 jours, tous les politiques font leur rentrée : La Rochelle pour les socialistes, La Baule pour les républicains, Marseille pour les frontistes. Il arrive donc juste après, ce qui lui permettra de présenter sa vision de la situation, notamment sur la question des réfugiés, sans que les autres partis ne puissent utiliser leurs tribunes. Il n’est pas impossible qu’il annonce un rendez-vous important dans l’après midi, notamment sur la situation en Syrie. En effet, vendredi Le Monde annonçait que le Président voulait frapper Daesh en Syrie. Pour cela, il faudrait une résolution de l’ONU, ou s’extraire du droit international. 

    Une chose est sûre, ce sont les questions internationales qui seront une nouvelle fois au coeur de cette conférence de presse : Syrie, accueil des réfugiés, Ukraine, interventions françaises en Afrique.

    Il devra aussi être vigilant dans son discours à ne pas oublier la situation nationale (chômage, emploi, rentrée scolaire et réforme du collège), puisque lors de la dernière conférence de presse ces sujets n’avaient été que peu abordés, ce qui avait donner des arguments à l’opposition pour critiquer son sens des priorités. 

  • Sun, 30 Aug 2015 13:14:01 +0000: #ComPol : ou l’art de choisir sa tenue - #ComPol par Hugo Baillet

    L’image en politique est un élément fondamental de la communication. Elle permet, au delà du discours, de véhiculer un message.

    Il revêt alors, pour les politiques, de penser leurs tenus, en fonction des contextes. On pense notamment à Barack Obama, qui en meeting durant sa campagne, avait fait tomber la veste. Signe d’informalité, de proximité, dépassant ainsi le costume traditionnel des politiques. Plus récemment, ce sont les sorties de voiture de Manuel Valls qui ont été largement commentées : il met sa veste en marchant, ce qui symboliserait son dynamisme … Peut-être simplement, qu’il n’a pas voulu la froisser en la gardant sur les épaules dans la voiture !

    Pour un homme, les options sont limitées, le costume reste tout de même un passage obligé. Mais les adaptations (avec ou sans cravate, avec ou sans veste, manches retroussées ou pas …) sont autant d’éléments qui peuvent véhiculer l’état d’esprit du politique à ce moment là, incarner un sentiment différent (relax, à l’aise, conventionnel, formel, proche …)

    Le choix des couleurs est également important. Il faut éviter de se fondre dans le décors, tout en évitant les fautes de goût dans les accords. On ne mettra pas une tenue jaune en allant sur iTélé, ou une chemise bleu ciel sur Europe1. Il ne faut pas s’assortir avec le fond, il faut se démarquer. Lorsque l’on s’exprime en meeting, on maîtrise le décors, donc la couleur du fond. là aussi il faut s’assurer d’une bonne cohérence visuelle.

    Mais aujourd’hui, à La Rochelle, Manuel Valls a mal anticipé un élément majeur : la chaleur. On le sait toujours passionné lorsqu’il prononce un discours. Donc il a chaud, mais quand il fait plus de 30 degrés dans la salle, 40 degrés sous les projecteurs, cela devient un challenge de ne pas transpirer.

    Les réseaux sociaux ne manquent pas de commenter, photo à l’appuie d’un Premier ministre qui « mouille sa chemise » au sens propre comme figuré. Pouvait-il l’éviter ? Difficilement. Mettre un ventilateur aurait eu un effet visible sur les drapeaux, aurait risqué de souffler les feuilles du discours sur le pupitre. Cela aurait aussi pu créer un bruit dans les micros…Il aurait donc pu faire le choix d’une chemise qui n’absorbe pas - ou pas autant - l’humidité, une chemise blanche avec un textile hydrophobe. Ca doit bien exister, ou quand on est Premier ministre, on peut trouver un tailleur pour en fabriquer.

    C’est une anecdote qui devrait rester dans la mémoire des gens, beaucoup plus que le fond du discours … Voila comment une erreur stratégique de communication politique risque complètement de nuire au message …

  • Fri, 21 Aug 2015 14:08:53 +0000: Communication politique : quand les logos changent ... ou pas ! - #ComPol par Hugo Baillet

    Un changement de logo est souvent difficile à diffuser, faire en sorte que tout le monde s’en saisisse, parce que c’est un choix stratégique, c’est l’image d’une marque, l’élément qu’on voit le plus souvent, celui que l’on retient …

    Pour les partis politiques aussi, le logo est important, il est - doit être - vecteur de valeurs … Au PS, on le constate encore aujourd’hui, plusieurs années après avoir modernisé le poing et la rose, nombre sont les chaînes de télévision qui utilisent encore l’ancien dans leurs infographies de sondages ou de résultats d’élection … 

    Au FN aussi ils ont un problème, mais en interne, puisque c’est le Président d’honneur - ex Président d’honneur toujours Président d’honneur, on ne sait pas très bien - qui, dans son communiqué du jour utilise un vieux logo …

    Sauf que dans ce cas là, ce n’est sans doute pas un oubli. Le nouveau logo est en effet celui du FN version Marine Le Pen … Alors Le Pen père préfère assumer et utiliser le sien, celui de SON parti, “qu’ [il a] créé et dont [il a] été président durant 40 ans” #ElementsDeLangage. 

    Comme quoi, avec un logo, en communication politique, on peut faire passer beaucoup de messages … 

  • Tue, 13 Jan 2015 13:15:44 +0000: Communication politique : le sans faute de François Hollande - #ComPol par Hugo Baillet

    Acte 1 : la réactivité et l’émotion

    Mercredi 7 janvier, 11h30, le Président de la République apprend le drame et la fusillade à la rédaction du journal Charlie Hebdo. La réaction est immédiate, il se rend sur place. Cette réaction a été la même pour les ministres concernés : B. Cazeneuve, ministre de l’Intérieur et F. Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication. M. Valls, Premier ministre se rendra également sur les lieux de la tragédie.

    Loin d’être une stratégie de communication, son air grave a naturellement figé le visage du chef de l’Etat. Entre précautions liées à l’enquête et émotions compréhensible, il s’exprime spontanément devant les médias, comprenant le message envoyé par les terroristes d’attaqué un journal satirique.

    Acte 2 : le message aux Français

    Rares sont les moments d’expression du Président à destination direct des Français. On connait le message du 31 décembre, celui du 14 juillet, mais en dehors de ces dates il est difficile de trouver un précédent. Là aussi, François Hollande a su trouver les mots, le ton juste, la solennité. Il parle de la France, de la République, de ses valeurs, et le peuple prend conscience de la porté des événements. Il décrète une journée de deuil national, les drapeaux en berne durant plusieurs jours. 
    Des rassemblements spontanés ont lieu dans plusieurs villes de France. 

    Acte 3 : la gestion de la traque

    Avec plusieurs réunions de crise, tous les jours, plusieurs fois par jours, le Président se montre au pilotage de la gestion de la crise, en lien avec tous les services de l’Etat. Et puis, arrive ce vendredi après-midi, deux lieux, l’un à Paris, l’autre dans la campagne seine-et-marnaise. Il est au pilotage, les photos des réunions de crise sont intelligemment diffusées sur les réseaux sociaux, une stratégie largement utilisée par Barack Obama. Il se rend Place Beauvau au pas de course, l'air déterminé. 

    Acte 4 : l’unité nationale

    Vendredi soir, après les assauts lancés à l’encontre des 3 terroristes, le Président s’exprime de nouveau dans un message en direct à 19h50. Le monde entier écoutera ses propos. La sobriété de François Hollande, son émotion, et son message patriotique resteront dans les mémoires. Alors que depuis 3 jours, la France est suspendue, que les Français se rassemblent devant leurs écrans de télévision pour suivre la traque et les assauts, il en appelle à l’unité nationale. Et cette unité nationale il décide alors de l’incarner et de rassembler autour de lui, représentant du peuple de France, de la République. Il annonce qu’il se rendra à la grande marche républicaine. 

    Acte 5 : la communion nationale

    Plus de 50 chefs d’Etats et de gouvernement ont décidé d’être présent. Rassemblés autour de François Hollande pour rendre hommage aux 17 victimes, mais derrière eux, un peuple s’est levé, fier de ses valeurs et de la République. 4 millions de Français sont dans la rue. Tout le monde salue l’action des forces de l’ordre. Personne ne critique la gestion de la crise de François Hollande. Et il aura ces mots : « Paris est aujourd’hui la capitale du monde, la capitale de la paix ». Cette image de François Hollande au milieu du monde rassemblé fera le tour de la planète, comme ces rassemblements place de la République et place de la Nation, comme une incarnation du célèbre tableau de Delacroix. 

    Puis il y aura, cette semaine les hommages aux victimes.

    Dans cette période difficile, le chef de l’Etat s’est imposé en rassembleur de la nation. Ses mots et sa solennité, la justesse de son ton marquent les esprits. Lui qui, depuis des mois, utilise un discours de lutte contre le France-bashing, voit les événements répondre à ce message d’unité du peuple. Quand la République est attaqué dans ses valeurs les plus fondamentale, le peuple sait retrouver son souffle et se mobiliser. Cette séquence, dramatique et tragique, aura montrer, non pas un nouveau visage de François Hollande, mais une adéquation entre son discours et le peuple de France. 

    Avec l'hommage aux policiers, François Hollande fera des parcours de ces trois hommes et femme, des exemples de la richesse de la France et du service de la République. C'est une leçon de ce qu'est la France, surement plus forte que les commémorations de l'année dernière, dont on a trop critiqué l'image d'un Président sous des trombes d'eaux, alors que le message de la Résistance aurait dû être plus fort…

    Bien sûr, la politique reprendra le dessus et les clivages viendront quant aux réponses à apporter dans la lutte contre le terrorisme. Mais en attendant, François Hollande aura fait un sans faute dans la gestion de la crise, dans la communication et dans la compréhension de ce qu’il se passait en France.

  • Thu, 06 Nov 2014 16:57:40 +0000: Communication politique : 5 leviers de François Hollande pour réussir son rendez-vous de mi-mandat - #ComPol par Hugo Baillet
    Ce soir, à l’occasion de la mi-mandat de François Hollande, le Président a accepté de participer à une émission spéciale sur TF1 et RTL.
    Au plus bas dans l’opinion publique depuis des mois, les sondages successifs qui entretiennent le syndrôme de l’élection permanente n’ont pas aidé à marquer un cap suivi dans la politique menée. Cette émission est le levier pour rebondir et montrer que le bilan n’est pas si noir que cela. Comment ?
    Il s'agit ici de préciser des éléments liés à la communication politique, sans juger sur le fond de la politique menée. 
    1 - Valoriser son investissement et son engagement
    La première partie sera dédiée à une interview « intimiste » sur l’homme, plutôt que sur sa fonction. Le risque est de lasser les spectateurs qui ont envie de comprendre le projet de société que le Président dessine pour la France. Cette séquence ne doit pas être trop longue. François Hollande ne devrait pas s’embourber dans des réponses sur sa vie privée, car si l’affaire de “Closer” a fait beaucoup parler à la machine à café, aujourd’hui les Français sont passés à autre chose et attendent plus. Il faut profiter de cette séquence pour montrer que cela n’affecte pas son travail, sa vision, qu’il entend les préoccupations. Il doit se montrer humain et convaincre qu’il comprend ce que vivent les Français qui souffrent au quotidien. 
    2 - Insister sur le bon bilan
    Plusieurs actions, et non des moindres sont positives et ont eu un impact réel sur la vie des Français-e-s. Pourtant, on n’en parle peu ou pas, préférant renforcer la sinistrose ambiante en ne parlant que des mauvais chiffres. Le Monde publiait ce matin un article en ce sens, avec des chiffres positifs à mettre au crédit de la politique gouvernementale : emplois d’avenir, attractivité, lutte contre la fraude fiscale, augmentation de la part d’énergies renouvelables dans la production d’électricité. 
    En ce sens, François Hollande doit rappeler son « seul engagement : faire que les jeunes vivent mieux en 2017 qu’en 2012 ». Là aussi, il doit rappeler et marteler son bilan et son bénéfice pour les jeunes (bourses étudiantes, logement étudiant, allocation de rentrée scolaire, plus d’enseignants et mieux formés …). Et il peut dire, chiffres à l’appuie que les jeunes vivent déjà un peu mieux en 2014 qu’en 2012, et que la priorité jeunesse sera poursuivie et renforcée.
    3 - Reconnaître l’erreur sur le chômage
    En 2013, François Hollande avait parlé de l’inversion de la courbe du chômage d’ici la fin de l’année « plus qu’une promesse c’ [était] un engagement ». Près d’un an après l’échéance, la courbe n’est toujours pas inversée. Il devrait adopter une attitude d’humilité sur le sujet, reconnaissant une erreur, et sortir du discours « nous gardons le cap » que les Français refusent d’entendre, ne voyant toujours pas les résultats, mais expliquer comment recréer de l’emploi, par quels leviers et justifier le retard sur l'engagement. C'est, sans aucun doute, le sujet sur lequel il est attendu. C'est donc, en grande partie, cette réponse qui fera ou non de cette émission un succès.
    4 - Revenir sur les valeurs fondamentales
    La gauche, la droite, est-ce bien différent dans la politique menée une fois au pouvoir ? Les Français se posent la question et Marine Le Pen en fait son slogan. Il faudra, là aussi, remettre les choses à leur place, avec un exemple : Nicolas Sarkozy propose de supprimer 30% des postes dans l’éducation, cela représente 1 prof sur 3 en moins, donc une augmentation des effectifs de 50% dans chaque classe. Toujours sur le sujet des réductions budgétaires, François Hollande pourra inviter l’UMP à préciser sur quels postes budgétaires faire 100 milliards d’euros d’économie : la police ? les hôpitaux ? les enseignants ? les pompiers ?
    Dans le discours du Bourget, et dans le clip de campagne, l'anaphore « c’est pour l’égalité » plaçait cette valeur au coeur de la politique menée. Il faut montrer aux Français que c’est toujours la boussole de l’action (mariage pour tous, droits des femmes …) et convaincre que sur les valeurs, il n'a pas dévié. 
    5 - Rejouer l’anaphore
    La célèbre anaphore « Moi Président » est toujours reprise en comparaison de l’action menée, comme si, finalement, c’était le seul programme de campagne.  François Hollande a une opportunité, ce soir, de rejouer cette anaphore, pour montrer que sur l’éthique, la transparence, il n’a pas dévidé. Le non-cumul des mandat, la création d’une haute autorité qui a permis de déceler les problèmes de Thomas Thévenou, la désignation du président de Radio France de manière indépendante, le fait de ne pas se placer comme chef de la majorité en sont des bons exemples. 
    François Hollande n’aura qu’une seule chance de renverser la balance de l’opinion, de repartir en conquête. Il doit montrer que son bilan n’est pas négatif sur tous les sujets pour regagner la confiance dans sa capacité à agir sur le quotidien et de ne pas subir l’Europe et les marchés économiques : le rendez-vous à ne pas rater, il doit donner le ton d’une dynamique retrouvée, déterminée sur les réformes à mener, malgré les mécontentement (reforme territoriale), et assurer qu’il ne reviendra pas sur une décision, ce qui est aujourd’hui, un facteur non négligeable de l’incompréhension des Français vis-à-vis de ses choix. 
    Le bilan pourra se faire sur l'audience, mais pas uniquement, ce qu'il faudra regarder, et ce n'est pas mesurable tout de suite, c'est la capacité à créer une réaction de l'opinion, générant des discussions et basculer le discours vers le “en fait c'est mieux qu'avant”. 

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