Sarkozy a encore manqué une occasion de se taire !

Il est bien difficile pour une personne qui n’a pas connu une journée sans faire parler de lui pendant 5 ans de ne plus se voir en une des médias depuis sa défaite en mai dernier.

Alors, après ses quelques semaines de repos, chez le roi du Maroc – on ne commentera pas – il ne pouvait plus ne rien dire, le silence était trop pesant, alors … il a parlé. Et comme la droite s’était trouvé un créneau commun ces derniers jours, celui d’attaquer François Hollande sur la gestion de la crise Syrienne, Nicolas Sarkozy a voulu rappelé qu’en tant que chef, lui aussi pouvait encore critiquer.

Sauf que finalement, ce n’était peut-être pas une bonne idée, d’appeler à une intervention militaire en Syrie, ni de faire une comparaison avec le rôle de la France vis-à-vis de la Lybie. Car oui, si une intervention a eu lieu en Lybie, c’est tout simplement parce que le Conseil de Sécurité de l’ONU l’a décidé. Dans le cas de la Syrie, on n’est pas sans savoir que la Russie notamment, use de son droit de véto. Peut-être que Nicolas Sarkozy, reclus dans sa villa pour ses vacances n’a pas eu cette information. Il faudra également lui rappeler la rencontre entre Hollande et Poutine au début du mois de Juin, ou encore l’organisation le 6 juillet dernier, par Hollande et Cameron d’une rencontre des Amis du peuple syrien à Paris. Le jour du communiqué de Nicolas Sarkozy c’est un avion médical qui s’envole pour la frontière avec la Jordanie, pour installer un hôpital au milieu du désert afin de soigner les victimes des attaques de l’armée de Bachar Al-Assad.

Alors oui, on rappellera à l’ancien Président ses propos en février 2012 sur le sujet « L’intervention militaire ne peut être la réponse à toutes les crises » ou le 2 mars à Bruxelles « Mais nous ne ferons rien tant qu’il n’y aura pas
une résolution du Conseil de sécurité. » Désormais, il veut donner des leçons à François Hollande. Et quelles leçons ? Comment recevoir un dictateur le jour de la fête nationale en grande pompe ? Comment faire de son Premier ministre un VRP de la France à Damas ? ou encore, comment rompre le droit de réserve qui lui est imposé en tant que membre du Conseil Constitutionnel ? … et comme dirait Shakespear, telle est la question !